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L'aube d'une nouvelle genèse, chapitre 5

17 Mar 2018

Récit fictif


Avertissement : Les personnages, leurs discours ainsi que les événements se déroulant au sein de ce récit relèvent du domaine de la fiction. Tout rapprochement avec des situations réelles existantes ou ayant existées ne serait que fortuit et indépendant de la volonté de l'auteur.

Ce récit est destiné à un public adulte !


Les possédés
Zone résidentielle Turin, appartement 725 loué par Claire Delave

Dans l’encadrement de la porte, une ombre trapue occultait l’éclairage blafard du couloir. Les lampes du salon, aux lumières atténuées par leurs abat-jours, ne permettaient pas d’en distinguer les traits.

Il fallut quelques secondes à Claire pour réaliser qu’il ne s’agissait pas de Matthieu, son amant. Mais déjà son instinct s’était mis en branle, pressentant une sourde menace.

Il émanait de ce visiteur inopiné une aura bestiale, malsaine. Semblable à celle de ces fauves tournant inlassablement dans leur cage. Rendu fou par la captivité. Inoffensif tant qu’on se tenait à distance, impitoyable quand on se montrait négligent. Comme ont pu l’expérimentés quelques visiteurs inconscients, bravant les règles de sécurité élémentaires en glissant leurs bras au travers des barreaux pour leur distribuer des cacahuètes ou des barres chocolatées. Qu’il s’agissait d’une réaction à la bêtise humaine ou des relents de prédateur qui circulaient toujours dans leur veines, l’animal se jetait sur l’appendice gracieusement tendu, déchiquetant indifféremment emballage, coton et chair.

Pour son amant, Claire s’était parée de sa robe de chambre rose saumon aux reflets satinés et ornées de dentelles blanches qui lui arrivait à mi-hauteur sur les cuisses. Son échancrure prononcée dévoilait ostentatoirement une partie de ses seins. Accompagnée d’une pose lascive, personne n’y avait encore résistée.

A cet instant, dans cette tenue, elle se faisait l’effet d’une proie, livrée en pâture et dont on avait pris soin de recouvrir le corps de viande crue…

Une fragrance entremêlée de peur et de sueur inonda ses narines. Acide et repoussant. Il s’en échappait de son vis-à-vis. Aucun son intelligible ne s’en dégageait, mis à part un souffle bruyant et saccadé. Son corps était parcouru de spasmes sporadiques inquiétants.

A l’ouverture de la porte, Claire s’était spontanément placée contre le battant, légèrement en appuis sur son bras droit. Cette posture compromettait ses chances de repli fugace. Elle devait détourner son attention.

C’est en percevant un signe de tête de son opposant vers le bas de son corps qu’elle sut qu’une fenêtre d’opportunité venait d’apparaître et qu’il fallait impérieusement la saisir. Elle accentua sciemment son appui sur le battant, laissant s’entrouvrir les pans du tissu satiné. Ses yeux scrutaient méticuleusement le moindre mouvement. Quand sa tête remonta en direction de sa poitrine, elle sut le moment venu. Elle se jeta dans une course désespérée en direction de la chambre à coucher. Il était vain d’essayer de refermer l’accès principal de l’appartement mais la chambre offrait une protection provisoire suffisante.

Derrière son passage, le silence de l’appartement se dissipait sous les glissements de ses pas nus sur le carrelage, suivis de peu par des grincements de chaussures.

A l’approche de la chambre, elle saisit l’encadrement de toutes ses forces pour arrêter sa course et se jeta sur la porte pour la refermer. Une fois le verrou fermé, elle se laissa glisser contre le battant. Ses pulsations cardiaques avaient bondi dans sa poitrine et sa respiration peinait à reprendre un rythme acceptable. Elle se recroquevilla sur elle-même en guise de protection et tenta de se rasséréner.

Matthieu ne tarderait pas à arriver et à deux ils parviendraient à le faire partir se disait-elle.
Assise au bas de la porte, sur le carrelage glacé, les jambes remontées, Claire se remémorait les dernières minutes hallucinantes qui venaient de s’écouler.

« Qui était cet homme ? »

« Que faisait-il devant sa porte ? »

Une image revenait inlassablement à chaque sollicitation de sa mémoire. L’instant qui avait précédé sa fuite, celui où il remonta sa tête…

Malgré le clair-obscur qui régnait entre eux deux, quelques grains de lumière avaient accroché son visage. Elle n’avait pu en distinguer finement les traits mais une partie s’était illuminée un bref instant. En toute logique, il devait s’agir de la portion inférieure de son visage, là où l’on trouverait naturellement sa bouche. Un des éclairages s’était probablement reflété sur ses dents…

Ce qui n’avait été jusque-là qu’un réflexe de repli instinctif, frôlant certainement la paranoïa et consécutif à l’expérience traumatisante vécue quelques heures auparavant, se recouvrait à présent d’un sentiment d’effroi.

Son étrange visiteur affichait le même rictus que ceux qui l’avaient attaqué dans la salle de projection. De la violence pure se lisait sur leurs visages déformés par la colère et arborant paradoxalement un grotesque sourire. Une évocation dérangeante qui la plongea dans un vertige. Elle se sentait désespérément affaiblie, tombant sans fin sur le carrelage de la chambre.

Un peu au-dessus de sa tête, de l’autre côté du battant, un grincement se propagea. Le son était partiellement étouffé par le bois. Il se déplaça sur plusieurs centimètres avant de se dissiper. Jusqu’à une nouvelle manifestation. Ainsi qu’une troisième.

Suivi un long silence. Blanc, étouffant.

Claire tendit instinctivement l’oreille…

Avant que sa tête n’atteigne la paroi, un grondement assourdissant frappa la porte. Miraculeusement, elle tenait toujours dans ses gonds.

Le regard terrifié, aux abois derrière cette fine protection, son corps s’éloignait nerveusement du danger.

Le silence retomba.

Puis ce fut une deuxième réplique. L’armature métallique vibrait toujours sous la puissance de l’impact.

Au troisième coup, le pêne du verrou déchira sa gâche, emportant le battant.

Dans la béance où jonchait les débris, l’ombre prédatrice émergea, plus ravagée que dans le couloir. Ses bras étaient parcourus de violents soubresauts et désarticulait tout son être. A la lumière de la chambre, ses traits révélaient de nombreuses déformations provoquées par des muscles faciaux étirées à leur limite, des veines gorgées de sang et des yeux exorbités, enivrés de colère.

Il s’approcha maladroitement. Trébucha et se rattrapa au dernier moment en émettant un long grognement rauque… bestial…

Claire continuait de s’éloigner, les fesses contre le carrelage. Incapable d’adopter une autre posture. Lorsque son dos heurta le rebord du lit, l’illusion de sa dernière échappatoire s’évanouit. Sa vie allait prendre fin cette nuit…

Pourquoi ?, hurlait-elle intérieurement.

La bête se jeta sur elle, la recouvra de son odeur, l’étouffa de son poids.

Les dernières lueurs d’espoir et d’énergie s’évanouissaient. L’obscurité colonisait son champ de vision et son être.

Claire disparue…

*
**


Zone résidentielle Hoffman

Le long de la rue Sainte-Etienne, seuls quelques lampadaires et des éclairages extérieurs de particuliers venaient perturber l’étendu de la nuit. Le long du ruban de voitures laissées par leurs propriétaires, l’une d’elle sortait du lot. Envahie de buée.

A l’approche de minuit, l’inspecteur Syrac tapotait son volant nerveusement. En quittant son poste, il s’était dirigé vers l’adresse d’un témoin qu’il avait étiqueté en début de soirée « indéterminé ». Malgré la fatigue, il venait de passer un premier quart d’heure à se ronger les méninges sur les événements qui s’étaient déroulés au cours de l’après-midi.

Sur l’écran tactile recyclé, le signal d’un appel émanant de Wilson Laval apparu. L’inspecteur interagit avec l’appareil par commande vocale. Les messages à l’écran demeuraient imperturbables. Agacé par ce nouveau bug, il tapota brutalement à même l’écran pour accepter la communication.

La dernière décennie avait connu un net recul des innovations technologiques. La plupart des entreprises avaient réorientés leurs recherches vers la diminution des recours aux ressources naturelles et le recyclage des produits disponibles à bas coût. La crise énergétique avait accéléré les prises de consciences au-delà de tous les messages écologiques du début du millénaire.

Derrière des grésillements issus de la détérioration du réseau de communication, une voix émergea difficilement, hésitante.

- Tu es rentré chez toi ? Tu… as des nouvelles des gamins que l’on a attrapé un peu plus tôt ?

La voix de son collègue transpirait l’angoisse. Il l’avait rarement vu dans un tel état.

L’inspecteur déglutit pour se doter d’une intonation plus légère, bien que cela ne correspondait pas à son état présent.

- Hum, à vrai dire, je ne suis pas rentré chez moi. J’avais envie de faire un tour dans les zones sombres… histoire de décompresser un peu. Frayer avec la vraie délinquance ! Pas celle que l’on croise dans notre secteur. Retrouver l’instinct animal…

Il sentait que son interlocuteur était peu réceptif à l’ironie ce soir-là et se ravisa.

- T’es toujours là ? Je rigole un peu. Je suis toujours dans la voiture. J’avais un doute à éclaircir avant de pouvoir trouver le sommeil. Je n’ai pas pris de nouvelles des interpellés. Pour l’instant, je doute qu’ils aient des choses à nous apprendre en dehors des bilans médicaux. Je souhaiterais déjà éclaircir les informations à notre disposition.

- Tu… silence… tu vas me prendre pour un fou ou pour un gars qui a trop tardé pour se réorienté dans un autre service mais… cette histoire… elle sort du commun…

- Oui…

- J’ai l’impression que je vais me réveiller d’un moment à l’autre et me rendre compte que tout ce qu’on vient de vivre, ce déchaînement de violence, n’était qu’un cauchemar. Un cauchemar d’une époque qui est derrière nous à présent. C’est réglé ces problèmes. Personne ne veut plus de nos jours mener la révolution ! On a trop perdu… Tu te souviens de ta dernière enquête liée à une tuerie de masse ?

- Une attaque de cette envergure ? La dernière… silence… se trouve dans les livres d’histoire, non ? Avant la crise…

L’inspecteur Syrac esquissa un sourire forcé qu’il espérait voir transparaître dans sa voix. Mais celui-ci s’effaça rapidement.

Le Wilson Laval qui ne se manifestait qu’à travers des ondulations sonores ne partageait pas cette digression humoristique. Il y était indifférent.

- Quand je suis rentré, je n’ai pas réussi à retrouver mon calme. J’avais besoin de réponses… de comprendre ce qui s’est passé. J’avais besoin de vraies réponses ! Tu comprends ? Il y a quelques mois j’avais entendu parler d’un logiciel qui permettait de masquer son identité. D’étendre son champ de recherche au-delà des limitations fixées par le bloc. Que ça reste entre nous !

En rentrant dans le champ de recherche les premiers mots qui me revenaient des événements de la salle de projection « attaque », « morts », « violence »… « démon »… des dizaines de vidéos sont apparues… Toutes auraient pu correspondre à notre après-midi… Toutes sont semblables Paul !!! Tu m’entends ?

Pendant les premières minutes, ils filment le théâtre de leurs futures actions et… juste après… je n’ai pas repéré de signal ou quoique ce soit d’autre mais… ensuite… ils se déchaînent ! Ils se transforment en bête assoiffée de violence ! Des animaux ! … Des animaux n’agiraient pas de la sorte… Rien de ce que nous connaissons ne se comporterait ainsi ! C’est… juste de la haine, de la destruction avec une cruauté qui échappe à toute limite ! Ils… ils font des choses qu’un être humain ne peut faire… physiquement on ne peut pas faire ça Paul !

Un silence étouffant s’établit dans la voiture. Malgré la fraîcheur de la saison, Paul Syrac avait les tempes et le bas du dos moites. Cette incartade de son collègue suivi de sa découverte le laissait pantois… non, c’était plus que cela ! Il était contaminé à présent par l’angoisse de Laval !

La voix de son collègue tressautait, parcourue par des sanglots mêlant confusion et frayeur intense. Puis il reprit ce qu’il ne pouvait plus contenir :

- Sur certaines vidéos on peut les voir de près… leurs corps n’ont plus rien de normal … plus rien d’humain ! Les veines semblent être au bord de la rupture, prêtes à transpercer leur peau. Le… visage… ils ont tous le même… rictus… cette ouverture démoniaque…

Paul Syrac se demandait si son collègue pourrait en supporter davantage tant ses paroles étaient saccadés et transpiraient une très grande frayeur… Son souffle bruyant était aussi intense que le volume de sa voix…

- Paul ! Ces vidéos !!! Elles s’étalent sur plusieurs pages ! Elles sont…
tremblements… j’en ai dénombré au moins trente et… je n’ai pas pu aller plus loin. Certaines ont des dates proches et d’autres… remontent à plus de trois ans… On ne les a pas recensées à notre niveau mais… ils sont là… ils étaient déjà parmi nous… Ils ont un nom Paul ! Ils se font tous appelés… les… Po… les… Possédés !

Ce fut le point de rupture. Son collègue ne tenait plus. Ses mots étaient de plus en plus saccadés. Difficiles à assembler et à en percevoir le sens. Il regrettait de l’avoir laissé rentrer dans un tel état. Les événements de l’après-midi avaient été assurément sous-estimés ainsi que sa nécessaire prise en charge psychologique. Les investigations à mener pour la résolution de cette enquête dépassaient le pré carré du secteur 2 et requéraient les moyens de l’ensemble du bloc de l’Union des Nations Libres… en espérant que cela ne se soit pas diffusé au-delà…

Pour la première fois depuis l’effondrement des nations et l’avènement des deux blocs mondiaux, un incident pourrait les forcer à renouer contact après un silence stricte de trois ans.

*
**


Zone résidentielle Hoffman, appartement 641 loué par Irina Valentia

Au 74, rue Sainte-Etienne, des réverbérations bleutées inondaient le plafond de l’appartement où logeait Irina. Depuis son retour, elle s’était installée sur son lit, emmitouflée dans son drap et sa couette, le regard captivé par l’écran de son ordinateur portable.

Elle parcourait les nombreux sites relatant les événements de l’après-midi ainsi que les tentatives d’explication de nombreux experts en criminologie, psychologie, sociologie à chaque fois accompagné par un représentant du bloc. Ceux-là n’étaient présents que pour rassurer la population et ressassaient que l’incident, assurément isolé, ne saurait remettre en cause le nouveau modèle social adopté depuis la crise. C’était à se demander qui de la population ou de cette nouvelle classe politique se sentait le plus menacé par cette attaque.

Au cours du trajet vers son domicile, elle s’était sentie rassurée par la présence du jeune agent. Mais dès qu’elle s’était retrouvée seule, l’inquiétude l’avait rejointe. A maintes reprises elle avait vérifié le verrou de la porte principale, la fermeture de la seule et unique fenêtre de l’appartement, ainsi que les zones où l’on pouvait subrepticement se dissimuler : derrière un battant de porte, dans la salle de bain, au-dessous du lit … Puis, elle regagnait son perchoir et s’abritait sous la chaude protection qu’offrait sa couverture.

Il était minuit et trente-six minutes lorsqu’elle due se résoudre à sortir de sa tanière pour accéder à ses toilettes. Elle s’était retenue durant une demie heure, essayant de focaliser son attention sur les propos des uns et des autres. Quelques minutes après chaque nouvelle intervention, son esprit vagabondait loin des plateaux éclairés, sécurisés, aux intervenants soigneusement habillés et maquillés. Des flashs issus de l’attaque de l’après-midi s’imposaient dans ses pensées sans qu’elle puisse leur faire barrage.

Elle effectua le court trajet menant à la seule autre pièce de l’appartement tel un démineur, à l’affût, prête à battre en retraite au moindre danger.

Alors qu’elle s’apprêtait à repousser la porte donnant accès à la petite pièce, une coupure d’électricité plongea l’appartement dans le noir. L’équilibrage des distributions énergétiques conduisait fréquemment à de telles coupures. Mais ce soir, tout lui paraissait inhabituel.

L’obscurité régnait sans partage autour d’elle. L’ordinateur portable dont la batterie avait rendu l’âme depuis des années s’était éteint à son tour.

Ses yeux s’efforçaient de capter la moindre parcelle de lumière, prêts à s’accommoder du rayonnement lunaire pour distinguer les formes alentours.

Elle avait l’habitude de se déplacer dans le noir. Aucun recoin ne lui était inconnu dans ses vingt-cinq mètres carrés. Cependant, ce soir-là, elle resta figée dans l’attente de son retour. Bien qu’elle sue que cela pourrait durer plusieurs minutes ou dans les mauvais jours, des heures.
Irina ne put se résoudre à poursuivre son déplacement. Il lui paraissait impérieux de s’éclairer.

Les quelques mètres qui la séparait de son lit et de la table de chevet furent interminables. Elle tâtonnait, assurait chaque pas avant d’en amorcer un deuxième, ainsi de suite.

Au moment de récupérer son téléphone, un arc de lumière dans le coin droit de son angle de vision la fit sursauter. Ce pouvait être un reflet… Cependant, en parcourant rapidement la pièce des yeux, aucune source lumineuse ne traversait ses volets.

« Ton imagination commence à te jouer des tours. »

« C’est certainement une ampoule qui a grillée après une brève remise en service des générateurs. »

« Comment pourrait-il en être autrement ? Tu es seule dans cette pièce. » se murmurait-elle pour se convaincre.

Puis ce fut un bruit. Un… souffle… émanant de la même zone que l’étincelle. Son corps avait activé son instinct de survie. Le rythme cardiaque plus rapide, la respiration plus courte, ses jambes se préparaient à une fuite imminente !

« Qui… qui est là ? » hurla-t-elle une fois la stupeur passée.

« Mais tu délires ! A qui tu parles ? Il n’y a personne ici »

L’angoisse poursuivait son office et se répandait implacablement. Sa raison se recroquevillait de peur devant cet épais mur de noirceur derrière lequel sévissait toutes les horreurs de son imagination.

A l’entrée du couloir, de nouvelles étincelles jaillirent de l’obscurité. Elles traçaient une constellation en forme de croissant lunaire horizontal.

Les deux arcs se rapprochèrent et s’éloignèrent successivement.

Irina était tombée sur le lit et reculait nerveusement jusqu’au mur. La formation lumineuse avait imprégné ses rétines et son cerveau démarrait le processus d’interprétation. Elle devinait les contours d’un visage autour des étincelles, surplombant un corps de ténèbres qui s’avançait dans sa direction.

Ses efforts pour contenir son angoisse étaient vains. Ses jambes s’acharnaient à prendre appui sur son drap pour poursuivre sa fuite…

La formation lumineuse grossissait… avançait… Elle n’était plus qu’à quelques centimètres de son visage. Son souffle la faisait suffoquer. Elle le sentait sur sa peau. Chaud. Fétide.

Dans un ultime réflexe de survie, Irina détourna le regard, se protégea le visage de ses avant-bras et hurla de terreur…

Ses cris se répercutèrent dans le silence de la nuit et n’eut pour seule réponse qu’un flot d’insultes de la part de ses voisins. Elle était seule. Personne ne viendrait à son secours.

Les secondes s’écoulèrent. Les minutes. La terreur se repliait. Une amorce de témérité s’étendait. Irina baissa craintivement sa protection. Personne. Aucune forme aux alentours.

Elle saisit son appareil et éclaira frénétiquement les moindres recoins de l’appartement. La porte était verrouillée. Tout se trouvait à son emplacement habituel…

Sur l’horloge de la table de chevet, les chiffres indiquaient trois heures et six minutes.

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Une illustration à tes propos ? Tu sais... Confucius disait : "Une image vaut mille mots."
Attention ! 1Mo max et format jpg, jpeg et png exclusivement ! Nous ne sommes pas faciles ! :hihi:

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